=> Vous pouvez depuis le 07 janvier 2010
alimenter votre CET avec vos reliquats de 2009.
Qu'est ce que le Compte Epargne Temps
?
Le principe du CET est de permettre aux salariés d’accumuler des jours de congés rémunérés ou de bénéficier d’une rémunération immédiate ou différée, en contrepartie
des périodes de congé ou de repos non prises.
Les modalités de mise en place du CET sont définies
par accord d’entreprise ou d’établissement, ou, à défaut, par accord de branche.
Cet accord doit déterminer :
- les conditions et les limites de l’alimentation du compte
- les modalités de gestion et de liquidation des droits
- les conditions de transfert des droits d’un employeur à l’autre
En ce qui concerne les modalités d’utilisation, la nouvelle rédaction est plus brève, afin de laisser toute liberté aux partenaires sociaux pour négocier les modalités d’utilisation des droits accumulés sur le CET (sous réserve des restrictions relatives aux congés payés).
Les dispositions de la loi du 8 février 2008 pour le pouvoir d’achat sont pérennisées : tous les droits affectés sur le CET, à l’exception des congés payés légaux, peuvent, à la demande du salarié et en accord avec l’employeur être utilisés pour compléter sa rémunération, même si cette possibilité n’est pas inscrite dans l’accord collectif.
Concernant les congés payés, seule la 5ème semaine peut être versée dans le CET. Mais elle ne peut être monétarisée, seuls les jours de congés conventionnels excédant la durée légale des congés payés peuvent être convertis en complément de rémunération.
Dans le régime antérieur, lorsque le salarié utilisait le CET pour alimenter un PERCO ou financer un régime de retraite supplémentaire collectif et obligatoire, seuls les droits issus d’un abondement de l’employeur en temps ou en argent au CET bénéficiaient d’un régime social et fiscal de faveur.
Ce régime est maintenu, mais un autre régime de faveur s’y ajoute.
Les droits affectés à l’initiative du salarié au PERCO ou au financement d’un régime de retraite supplémentaire à caractère collectif et obligatoire, qui ne proviennent pas d’un abondement de l’employeur, sont exonérés, dans la limite de 10 jours par an, des cotisations salariales de sécurité sociale (maladie, vieillesse) et des cotisations patronales d’assurance sociales et d’allocations familiales. Ces sommes sont également exonérées d’impôt sur le revenu.
Les droits acquis dans le cadre du CET sont garantis par l’AGS, en cas de défaillance de l’entreprise, comme antérieurement.
L’accord d’entreprise ou, à défaut, l’accord de branche, doit établir un dispositif d’assurance ou de garantie pour les droits qui dépassent le montant maximal de la garantie de l’AGS, soit 24 fois le plafond mensuel de la sécurité sociale.
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